• Le test ouvert (« open test ») consiste à appliquer l'allergène sur un territoire cutané (par exemple 5 x 5 cm), sans occlusion. Les endroits de choix sont la face de flexion de l'avant-bras, le pli du coude ou la face d'extension du bras.

L'utilisation de ce test est intéressante en cas de suspicion d'une réaction urticarienne de contact (lecture à la 20ème minute, par exemple ave le baume du Pérou) ou encore lorsqu'on ignore le pouvoir irritant du produit que l'on teste. Cette technique de non-occlusion prévient une nécrose éventuelle du site testé, si le produit testé est caustique.

• Le test « semi-ouvert » est une variante utile, lorsqu'on teste des produits dont la composition chimique n'est pas connue.

La méthode consiste à appliquer un produit en ouvert sur un territoire limité du tégument : s'il s'agit d'un liquide (solution aqueuse, huile, etc.) l'application de deux ou trois gouttes sur une zone de + ou - 1 cm2 est conseillée. Après quelques minutes, la zone testée est recouverte par une bande de sparadrap Micropore™, qui assure la semi-occlusion et le repérage du site testé.

Cette méthode est très utile dans le cadre des investigations de dermatologie industrielle.

• Tests ouverts itératifs (« Roat Tests »)
Une épreuve très utile, pour établir la pertinence d'un test épicutané positif à un allergène déterminé, est de procéder à des applications itératives du même allergène, en ouvert, à une concentration et dans un excipient proche de son usage dans la vie courante.

C'est le test ouvert itératif ou ROAT test (Repeated Open Application Test) d'Hannuksela. En pratique, on applique l'allergène deux fois par jour sur une surface bien précise du tégument (par exemple 5x5 cm) soit sur la face de flexion de l'avant-bras, soit sur la face d'extension du bras, ou encore dans la région scapulaire. On arrête les applications en cas de positivité du test.

Si à l'issue de 14 applications successives, le test est négatif, on met un terme à l'épreuve et l'on considère le test comme négatif. La collaboration du patient est primordiale.

• Tests d'usage (« Use Test » ou « In Use Test »)
Le test d'usage consiste à appliquer un produit fini incriminé sur le territoire cutané où il est supposé avoir provoqué antérieurement un eczéma. Cette application s'effectue dans des conditions tout à fait analogues à celles d'emploi dans la vie courante.

À titre d'exemple, s'il y a suspicion d'allergénicité d'un produit de nettoyage utilisé à main nue, il est conseillé de demander au sujet présumé allergique de le réutiliser selon les modalités d'emploi qui lui sont habituels.

Une réaction présumée allergique à un gant de caoutchouc se vérifie in fine par le port réitéré de ce gant, qui doit entraîner la réapparition de l'eczéma. La collaboration active du patient est absolument indispensable.